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CAP SUR LE SGS.

#FC18- EDITORIAL

CAP SUR LE SGS.

L’évolution réglementaire impose désormais à tous les aéroclubs désirant poursuivre leur activité de formation de passer du statut d’Organisme Déclaré (OD) à celui de Declared Training Organisation (DTO). Et il ne s’agit pas là de la simple traduction d’une langue dans une autre. C’est une profonde évolution qui s’annonce. Parmi les changements majeurs on trouve, entre autres, la création d’un SGS ou Système de Gestion de la Sécurité au sein des DTO.

 

Jusqu’à récemment, en dépit de l’importance essentielle qu’on lui accordait et du cadre formel dans lequel elle évoluait, la sécurité des vols s’appuyait quasi exclusivement sur la formation, l’expérience, les validations et contrôles divers. Tout ceci a été, demeure et demeurera valable, valide, applicable et appliqué. Le SGS ne remet rien en cause de ces démarches, obligations et autres contraintes techniques, réglementaires et juridiques.

 

Mais, désormais, un DTO a, en outre, l’obligation de mettre en place un cadre de réflexion et des actions dont l’objectif est, encore et toujours, la promotion et l’amélioration de la sécurité des vols, préoccupation majeure de notre activité. Si ce cadre de réflexion a donc un nom : SGS Système de Gestion de la Sécurité, il doit aussi avoir un visage. Le conseil d’administration de l’ACGL, a accepté que je devienne ce visage au sein de notre association.

 

Cette démarche s’apparente par bien des aspects à un dispositif de management de la qualité. Il repose sur la participation active de tous, c’est-à dire nous, membres et pilotes de l’ACGL. Il s’agit maintenant de compléter l’obligation réglementaire par une culture de club. Ceci passe, d’une part, par un changement d’habitudes et, d’autre part, par l’acquisition d’un réflexe de partage de l’expérience.

 

Le partage d’expérience consiste d’abord à faire après chaque vol un bilan personnel des points positifs / négatifs de ce vol et des possibilités d’amélioration puis ensuite à communiquer au responsable SGS un bref compte rendu des éventuelles erreurs commises, des mesures correctives prises sur le moment et des conséquences évitées.

 

Charge alors au responsable SGS d’effectuer une analyse de ces déclarations, de les diffuser s’il le juge utile mais aussi et surtout de mettre en place en concertation avec les instances du club les actions correctives qui s’imposent. L’année 2018 a été entachée par de nombreux accidents d’avions de tourisme, aux conséquences souvent fatales.

 

La quasi-totalité d’entres eux avaient une origine pudiquement baptisée « facteur humain ». Clairement une erreur majeure ou une succession d’erreurs mineures à l’origine lesquelles se trouve exclusivement la personne aux commandes. L’ACGL a lui aussi connu de tels drames. Cela n’arrive pas qu’aux autres !

 

Il n’y a pas de fatalité. Si la sécurité absolue n’existe pas, une action collective déterminée et coordonnée conduira en partie pourtant vers cet absolu inaccessible. Mobilisons nous, utilisons sans modération l’onglet RexFFA.fr désormais accessible à partir d’AeroGest, consultons les déclarations et n’hésitons pas nous mêmes à déclarer. Nous pouvons ainsi sauver des vies.

 

L’enjeu n’est donc pas mineur. Je ne doute pas que l’esprit associatif et le dynamisme qui animent notre « maison » nous aideront dans cette transformation.

 

Jean LOAEC

Jean LOAEC
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